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Baptiste Le Bihan est chercheur postdoctorant à l’Université de Genève dans le groupe de recherche Geneva Symmetry Group et au sein du projet Space and Time after Quantum Gravity. Il est également membre associé à l’Université de Rennes 1. Il obtenu son doctorat de philosophie à l’Université de Rennes 1 sous la direction de Pierre Joray (Université de Rennes 1) et de Jiri Benovsky (University de Fribourg, Suisse). Il enseigne principalement la métaphysique, la philosophie des sciences, la philosophie de l’esprit et la logique.  Ses champs de recherches relèvent principalement de la métaphysique, de l’épistémologie, de la philosophie des sciences et de la philosophie de la physique, et portent sur les thèmes du temps, de l’espace, des modalités, de la méréologie et des objets matériels.

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baptiste.lebihan at unige.ch

Dernièrement

Conférence : ‘L’éternité sans le temps’, Lundis de la philosophie, Ecole Normale Supérieure, Paris, 12 décembre.

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Résumé : L’éternalisme est la thèse selon laquelle les entités passées, présentes et futures existent au même titre. Elle s’oppose à deux conceptions alternatives : le présentisme, énonçant que seules les entités présentes existent, et le non-futurisme, thèse selon laquelle seules les entités passées et présentes existent. L’éternalisme implique une forme exotique d’éternité : toute entité, aussi éphémère soit-elle et quelle que soit sa localisation dans le temps, existe relativement à toute autre localisation temporelle. Nous défendrons premièrement l’éternalisme en exhibant les difficultés rédhibitoires du présentisme et du non-futurisme. Le présentisme, une thèse intuitive au premier abord, doit faire face à de sévères difficultés pour expliquer les vérités à propos du passé. Quant à la thèse non-futuriste, elle prête le flan à une objection sceptique : comment savons-nous que nous sommes présents, si le passé est tout aussi réel que le présent ? Dans une seconde partie, nous examinerons brièvement de quelle manière l’éternalisme pourrait être amendé à l’aune d’une affirmation que l’on trouve sous la plume de certains physiciens, à savoir que, fondamentalement, le temps n’existe pas. La disparition du temps est-elle compatible avec la thèse éternaliste ? Enfin, en guise de conclusion, nous examinerons brièvement une conséquence curieuse de l’éternalisme : bien que mortels, nous sommes des êtres éternels.

Publications

  • 2017 (à paraître). ‘Les théories méréologiques du faisceau’, Autour de F. Nef : Le renouveau de la métaphysique, Vrin.
  • 2016. ‘Super-Relationism: Combining Eliminativism about Objects and Relationism about Spacetime’, Philosophical Studies 173(8): 2152-2178.
  • 2016. ‘Les propriétés du vide et de l’espace-temps’, Philosophiques 43(1): 49-66.
  • 2015. ‘No Physical Particles for a Dispositional Monist?’, Philosophical Papers, 44 (2), 207-232.
  • 2015. ‘The Unrealities of Time’, Dialogue: Canadian Philosophical Review, 54 (1), 25-44.
  • 2014. ‘No-futurism and Metaphysical Contingentism’, Axiomathes, 24 (4), 483-497.
  • 2013. ‘Why a Gunk World is Compatible with Nihilism about Objects’, Studia Philosophica Estonica, 6 (1), 1-14.